domingo, 20 de dezembro de 2015

Atterrissage d’urgence au Kenya : une « fausse alerte » selon Air France


L'avion d'Air France qui a fait un atterrissage d'urgence dans la nuit de samedi à dimanche à Mombasa, au Kenya.

Une « fausse alerte ». L’objet suspect, qui a motivé l’atterrissage d’urgence d’un avion d’Air France au Kenya, dans la nuit du samedi 19 au dimanche 20 décembre, était en fait inoffensif, a déclaré le PDG de la compagnie aérienne, Frédéric Gagey, lors d’une conférence de presse àParis« Il n’y avait rien qui présentait un caractère dangereux », a-t-il poursuivi, soulignant que « rien à ce stade ne permet de dire qu’il y a eu une faille dans le dispositif de sûreté à l’escale de l’île Maurice ».


Il s’agit d’un « ensemble composé de cartons, de papier et d’une espèce de minuteur de cuisine », a précisé M. Gagey. Auparavant, une source chez Air France avait décrit l’objet comme étant composé de deux horloges digitales transparentes avec deux horaires différents, sans décompte, d’un fil noir ressemblant à une antenne de radio-réveil, et de quatre cartons rectangulaires reliés par un adhésif et des pinces métalliques.
Le vol AF 463 avait quitté l’île Maurice à 21 heures, heure locale, et devait arriver à l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle à 5 h 50, avec à son bord 459 passagers et 14 membres d’équipage. Il a atterri sans problème à l’aéroportinternational de Mombasa, sur la côte est du Kenya, à 00 h 37, heure locale, et ses passagers ont été évacués. Les pilotes avaient demandé un atterrissage d’urgence après la découverte dans les toilettes « d’un dispositif suspecté d’être une bombe », avait indiqué un porte-parole de la police kényane. Il a été analysé par des « experts en explosif de la marine et du Département d’investigations criminelles de la police », avait-il précisé.


Un autre vol Mombasa-Paris en fin de journée


Selon le ministre de l’intérieur kényan, Joseph Nkaissery, qui s’est immédiatement rendu à Mombasa, la police a interrogé plusieurs passagers du vol. « C’est une affaire internationale et nous parlons également aux autorités de l’île Maurice, pour savoir s’il y a eu une fouille des passagers avant qu’ils embarquent », a-t-il ajouté, avant de rendre visite aux voyageurs.
Un passager de l’avion, John Stephen, a raconté que le personnel de bord d’Air France avait aidé à l’évacuation rapide de tout le monde par les toboggans, après l’atterrissage. « Nous sentions que les membres de l’équipage étaient tendus, et que quelque chose n’allait probablement pas. Quand l’avion s’est arrêté, ils nous ont dit de courir vers les toboggans, et de partir loin de l’avion », a-t-il expliqué. « Nous ne savons pas si c’était une bombe ou pas, mais quelque chose ressemblait à une bombe dans les toilettes », a-t-il ajouté.
Contacté, Air France a indiqué mettre « tout en œuvre pour assurer le réacheminement de ses clients et prévoit d’envoyer un appareil à Mombasa pour assurer leur retour vers Paris. Le départ de ce vol Mombasa-Paris est prévu en fin de journée, le dimanche 20 décembre », indique la compagnie aérienne. Le groupe « déplore le désagrément et le retard causés à ses clients », mais assure n’avoir « d’autre priorité que d’assurer la sécurité de ses passagers ».

Les alertes terroristes se multiplient un peu partout dans le monde. Samedi, l’ambassade américaine en Tunisie a conseillé à ses ressortissants d’éviter un centre commercial en raison d’une « possible attaque terroriste » dimanche, pendant que le président russe, Vladimir Poutine, affirmait que les services secrets russes avaient déjoué trente projets d’attentats en 2015. La France est en alerte sécurité maximale depuis les attentats de Paris qui ont fait 130 morts le 13 novembre.

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